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Le Grand Hôtel célébré en grande pompe

20 juin 2018 | Edition N°2271

Plus de 300 personnes étaient présentes lundi pour fêter les 120 ans de l’établissement qui vit une seconde jeunesse depuis sa reprise par le groupe Boas. Ce fleuron historique de l’hôtellerie nord-vaudoise sera entièrement rénové dans trois ans.

«En 2011, les gens qui venaient ici ne pouvaient pas admirer cette belle vue.» Sur la terrasse panoramique du Grand Hôtel des Rasses, quelques minutes avant le début de la soirée de gala visant à célébrer les 120 ans de l’établissement lundi, Bernard Russi était très enthousiaste. Vu le nombre de personnes présentes – plus de 300 invités avaient fait le déplacement –, le PDG du groupe Boas a compris qu’il avait fait le bon choix en décidant de reprendre ce fleuron de l’hôtellerie nord-vaudoise.

«Les deuxième et troisième étages doivent encore être rénovés, a annoncé le PDG, qui souhaite que tout soit prêt dans trois ans. Nous cherchons un moyen de financement pour ces travaux. Pour nous, l’important, c’est que l’établissement soit économiquement viable, nous ne cherchons pas à faire de bénéfices.»

En sept ans, le Grand Hôtel des Rasses a connu trois directeurs, mais c’est le dernier d’entre eux, Patrice Bez, qui a le plus convaincu Bernard Russi. «Il fait son travail avec de la personnalité et avec une grande simplicité, il est toujours à l’écoute des clients et de son équipe.» A ces qualités s’ajoute sans doute l’attachement particulier de l’actuel directeur pour la région. «A l’âge de 15 ans, j’ai travaillé à l’hôtel pendant mes vacances scolaires. Après avoir exercé ma profession dans une quinzaine de pays, j’ai décidé de revenir aux Rasses», précise Patrice Bez.

«Le vaisseau amiral de l’hôtellerie régionale»

Représentants des autorités politiques communales et cantonales – le conseiller d’Etat sainte-crix Pascal Broulis est intervenu lors de la partie officielle – , responsables du tourisme et de l’hôtellerie, de nombreuses personnalités ont voulu montrer leur soutien à cet établissement. «Le Grand Hôtel est le vaisseau amiral de l’hôtellerie régionale», a affirmé Philippe Thuner, président de l’Association romande des hôteliers.

Le Grand Hôtel compte aussi  devenir une référence officielle dans le pays, puisqu’il est actuellement en lice pour obtenir le titre d’Hôtel historique de l’année 2019, remis depuis vingt-trois ans par la branche suisse d’Icomos – une organisation internationale non-gouvernementale qui œuvre pour la conservation des monuments et des sites dans le monde – et pour décrocher le label Swiss Historic Hotels.

Bientôt un feu vert du côté d’Yverdon-les-Bains

L’heure était aux réjouissances pour les 120 ans du Grand Hôtel des Rasses lundi, mais c’était également le moment idéal pour évoquer le cas du Grand Hôtel et du Centre thermal d’Yverdon-les-Bains. «Nous attendons le feu vert du propriétaire, Crédit Suisse», a lâché sobrement Bernard Russi, avant de céder la parole à Christian Kramer, directeur général des deux entités depuis fin janvier.

«Tous les documents sont prêts. Le projet de rénovation représente quelques millions de francs et nous attendons la réponse de la banque avant de commencer les travaux.»

Et que répond Christian Kramer aux critiques sur les méthodes de management du groupe Boas au sein de ces établissements? «Ce problème s’est présenté il y a deux ans avec l’ancienne direction et ne concerne qu’une poignée de personnes, a assuré celui qui est originaire de La Chaux-de-Fonds (NE). Je me suis entretenu avec mes 200 employés et Bernard Russi m’a accompagné. Cela s’est bien passé, l’équipe est très contente.»

Gianluca Agosta