Logo

Les quatre coups de tête d’Eric Djemba-Djemba

12 mars 2018

Grâce à un doublé du chef signé Eric Djemba-Djemba, les Vallorbiers ont pris la mesure (2-1) du favori La Sarraz, hier En Gravey.

«Il reste le gardien derrière moi et deux adversaires sur la même ligne, c’est impossible que je sois hors-jeu.» C’est sur ces mots qu’Eric Djemba-Djemba est rentré une première fois au vestiaire, hier à La Sarraz. L’arbitre de la rencontre venait de lui refuser une réussite qu’il avait inscrit quelques secondes plus tôt pour une position irrégulière (45e), et l’ancienne star de Manchester United a peiné à masquer sa frustration. Pire, le milieu défensif a bien cru s’arracher les cheveux qu’il lui reste lorsqu’il a vu ses deux coups de tête s’écraser sur la transversale de Damien Djuric lors du premier quart d’heure de la seconde période. Trop c’est trop? Non, merci pour lui. Le Camerounais a remis l’ouvrage sur le métier, il est retourné se battre là où ça fait mal, et il a fini par tromper le gardien sarrazin. Deux fois. De la tête! Et Vallorbe-Ballaigues a ainsi pu célébrer une victoire mille fois méritée.

Bien préparés

«Il a fallu surpasser la frustration, c’est vrai, glissait le double buteur, brillant à mi-terrain. Après cette succession d’événements malheureux, c’était loin d’être évident. Mais au-delà de ça, on a surtout dû se rentrer dans le crâne qu’on avait une chance aujourd’hui. Certains éléments partaient presque battus d’avance parce qu’on affrontait le leader. On a prouvé qu’on pouvait non seulement rivaliser, mais même battre La Sarraz, et avec la manière.»

En fait, Jean-Yves Bonnard avait un peu joué la carte de l’intox, en déclarant ces derniers jours que ce n’était pas sur ce match que ses joueurs devraient nécessairement aller chercher les trois points. «Comme quoi, l’entraînement de fond et sans ballon, ça paie aussi», a souri malicieusement le technicien, une fois la victoire dans la poche. Le Français avait parfaitement caché son jeu et, surtout, n’en avait pas trop fait concernant ses recrues hivernales. Hier, celles-ci ont été révélées au grand jour, et les deux qui ont débuté la partie ont impressionné. Tant Samir Benkreira Hanchour que Kevin Bertrand n’ont pas besoin de beaucoup d’espace pour se mettre en évidence et faire la différence. Le duo complète à merveille un secteur offensif – notamment composé d’Ouassim Belgaïd et d’Hugo Reulier, tous deux excellents face à La Sarraz – qui risque de faire parler de lui ce printemps. Mais cette fois-ci, ses adversaires seront prévenus: Val-Bal n’est plus là pour se contenter des seconds rôles.

Florian Vaney