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Pour la fluidité du trafic à la douane du Creux

19 décembre 2012

Lors de la dernière session des Chambres fédérales, le conseiller national Jean-Pierre Grin a déposé un postulat pour améliorer une situation toujours difficile. Autre question sur les lignes de chemin de fer régionales.

Les ralentissements sont nombreux à la douane du Creux.

«Quotidiennement, des bouchons sont enregistrés sur la semi-autoroute Orbe-Vallorbe, en particulier depuis Ballaigues jusqu’à la douane du Creux, a indiqué dans un postulat le conseiller national UDC Jean-Pierre Grin, de Pomy, lors de la dernière session qui a pris fin vendredi.

Dès 2013, l’utilisation de certaines routes de France ne fera plus l’objet de taxes, dont l’axe Besançon-Pontarlier-Le Creux. Dès lors, un surcroit de trafic est attendu et la situation actuelle va encore empirer, avec un report de ce trafic dans les localités de Lignerolle, Ballaigues, Les Clées et Vallorbe.»

Jean-Pierre Grin a donc demandé au Conseil fédéral l’étude de la construction d’une voie depuis la plateforme du Creux, sur la rive gauche de la Jougnenaz, en liaison avec la semi-autoroute. Ou bien le déplacement du portique réservé au passage des poids lourds au milieu de la plateforme du Creux, afin qu’il n’y ait plus aucun camion en stationnement sur la chaussée.

Il souhaite une étude de faisabilité pour les deux alternatives afin que la plus appropriée et la plus efficace soit choisie, dans le but de régler le problème de la sécurité et de la fluidité du trafic.

Rappelons que la douane du Creux est le deuxième poste de Suisse romande en terme de passage des poids lourds (entre 160 000 et 170 000 par année), après Bardonnex-Genève.

Du rail vers la route

Dans une question, le conseiller national s’est aussi inquiété de l’éventuel remplacement de certaines lignes de chemin de fer régionales par des bus, suite au projet que l’Office fédéral des transports (OFT) a présenté en octobre dernier. Il a demandé au Conseil fédéral quelle était sa volonté et s’il y avait lieu d’augmenter la charge de trafic du rail vers la route. Si un tel transfert était par ailleurs compatible avec le développement durable et, enfin, s’il y avait une volonté de reporter une plus grande part du déficit de ces lignes sur les cantons et les communes?

Dans sa réponse du 10 décembre, le Conseil fédéral a notamment indiqué que l’OFT avait émis une proposition de mise en oeuvre d’un mandat en examinant la rentabilité des lignes ferroviaires. «Mais un changement n’aura lieu que si l’examen montre qu’une offre de bus est meilleure et moins chère, a-t-il précisé. Le but du Conseil fédéral est de proposer aux clients la meilleure offre de transport possible, tout en prenant en compte et en optimisant les ressources disponibles. Mais il n’est pas dans ses intentions de reporter les charges sur les cantons ou les communes, ni d’accroître la charge de trafic sur la route.»

 

Maintien de la ligne TGV et huile de palme

Lors de cette dernière session, Jean-Pierre Grin a également posé une question sur les lignes Lignes TGV Lausanne-Paris, via Vallorbe, et Berne-Paris, via Les Verrières. «La société Lyria, qui exploite ces lignes, étudie la possibilité d’une suppression éventuelle de la liaison Berne- Frasne, qui pénaliserait du coup la rentabilité de la ligne Lausanne-Vallorbe-Paris. Est-il intervenu auprès de la compagnie Lyria pour le maintien de ces deux lignes?» Dans sa réponse, le Conseil fédéral a signalé qu’«il était conscient de l’enjeu pour l’Arc jurassien. Cependant, pour le Nord vaudois, la réduction de l’offre sur la ligne Berne-Paris ne pénaliserait pas la rentabilité de la liaison Lausanne-Vallorbe-Paris. L’offre Lausanne-Paris reste inchangée. Une réponse a été donnée dans ce sens au président de l’Association pour le développement du Nord vaudois.

Dans un tout autre domaine, le conseiller national de Pomy a déposé une motion pour demander la mention obligatoire de l’huile de palme sur l’étiquette de composition des produits agro-alimentaires, s’ils en contiennent. Car il ressort des enquêtes menées à ce propos que ces étiquettes font simplement état d’une huile végétale.

Roger Juillerat