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«Si une équipe peut créer la surprise, c’est bien celle-là»
Sandrine Mauron (devant, en shorts) peut compter sur le soutien d’une sacrée escouade. Ici, lors du nul qualificatif 1-1 contre la Finlande à Genève. DR

«Si une équipe peut créer la surprise, c’est bien celle-là»

14 juillet 2025 | Manuel Gremion
Edition N°3977

L’équipe de Suisse a arraché l’égalisation (1-1) à la 92e et obtenu la qualification pour les quarts de finale, jeudi contre la Finlande à Genève. Sous les yeux de la famille Mauron, dont le papa de Sandrine, Frédéric.

D’un stade à l’autre, Frédéric Mauron suit assidûment l’équipe de Suisse de sa fille, Sandrine, ainsi que d’autres rencontres de cet Euro. L’ancien entraîneur d’Yverdon Féminin se dit épaté de l’enthousiasme qui accompagne le tournoi dans tout le pays, et plus particulièrement en Suisse alémanique. «On y trouve partout des affiches, de la publicité autour de l’événement dans les gares. La moitié des pages sportives des journaux alémaniques est consacrée à l’Euro», dépeint-il.

Il en a vu d’autres, pourtant, lui qui s’était déjà rendu aux tournois continentaux aux Pays-Bas et en Angleterre, ainsi qu’au Mondial en Nouvelle-Zélande, lors des précédents grands rendez-vous auxquels sa fille a pris part avec l’équipe nationale.

Un rayon de soleil

Jusqu’ici cet été, Sandrine Mauron n’est toutefois pas encore entrée en jeu. «Bien sûr, comme tout le monde, elle a envie de jouer, mais elle vit assez bien la situation, assure son papa. Son job, dans l’équipe, est aussi de permettre aux jeunes de se sentir bien. Sandrine est une personne ultramotivée, qui a toujours le sourire. C’est un rayon de soleil.» Et si la footballeuse de Valeyres-sous-Montagny n’a pas pu apporter sa pierre à l’édifice en match, elle le fait au quotidien en veillant à ses coéquipières et en apportant de la joie dans le groupe.

Frédéric Mauron n’a d’ailleurs jamais vu la sélection nationale aussi solidaire. «Je suis surpris de constater à quel point c’est le cas, souligne-t-il. Les filles ont également une confiance totale en elles, un truc assez nouveau.»

Cet état d’esprit a permis aux Suissesses d’aller inscrire ce but décisif à la 92e contre la Finlande, par Riola Xhemaili, jeudi dans un Stade de Genève en ébullition. Une égalisation qui a valeur de quarts de qualification en quarts de finale. C’est la première fois de l’histoire que l’équipe atteint ce stade de la compétition.

Alors que l’Espagne, championne du monde en titre et qui a enchaîné les grosses victoires dans son groupe, se dresse sur la route des Suissesses, ce vendredi à Berne (21h), «Fred» Mauron croit la victoire possible: «Il y a une année ou deux, j’aurais dit que la Suisse n’aurait eu aucune chance. Mais cet été, je pense que les filles ont 15% de chance d’y arriver. Gagner constituerait un exploit incroyable, bien sûr, mais les joueuses n’ont pas de pression à ce stade, tout est alors possible. Et si une équipe peut créer la surprise, c’est bien celle-là.»

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