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Sugyp s’attaque au ciel suisse alémanique

11 septembre 2018 | Edition N°2329

Grandson – L’entreprise, connue pour être l’un des leaders dans les spectacles pyrotechniques en Suisse romande, s’unit à la Société suisse des explosifs. Aucun emploi n’est menacé.

L’entreprise grandsonnoise Sugyp, spécialisée dans les spectacles pyrotechniques, a annoncé une nouvelle détonante, hier: elle veut s’associer à la Société suisse des explosifs. Basée à Brigue (VS), cette entité active dans la fabrication d’explosifs civils, tels que les fusées anti-grêle et les fumigènes pour l’Armée, souhaite déléguer la pyrotechnie événementielle, un secteur qui représente 4% de son chiffre d’affaires, à l’entreprise nord-vaudoise dirigée par Nicolas Guinand et son frère Jean-Pascal.

Pour le directeur général de la Société suisse des explosifs, Gilles de Preux, il s’agit d’allier les compétences de sa filiale Hamberger Swiss Pyrotechnics, installée à Spiez (BE), à l’entreprise grandsonnoise. «Ensemble, nous souhaitons devenir le leader suisse dans les spectacles pyrotechniques», indique Gilles de Preux, dont la société est implantée dans neuf pays européens. En Suisse, quatre acteurs se partagent le marché des feux d’artifice.

Une fusion d’artificiers

Selon le codirecteur de Sugyp Nicolas Guinand, ce regroupement permettra à l’entreprise familiale de s’ouvrir à un nouveau marché: la Suisse alémanique. «Nous sommes essentiellement axés sur la Suisse romande et nous voulons nous étendre sur tout le territoire suisse», indique-t-il.

Pour l’heure, aucun emploi n’est menacé par cette fusion de compétences. L’entité grandsonnoise, fondée en 1967, engage actuellement dix personnes à temps plein. Mais ce chiffre varie en fonction des saisons. En été, par exemple, c’est près d’une vingtaine de personnes qui s’active pour la mise en scène d’une centaine de spectacles pyrotechniques prévus pour la Fête nationale, parmi lesquels on compte les feux d’artifice d’Yverdon-les-Bains. «Deux employés basés à Spiez intégreront Sugyp dès le 1er novembre», affirme encore Nicolas Guinand.

Valérie Beauverd