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Transition en douceur au FC Grandson-Tuileries

7 juin 2019 | Edition N°2514

Après avoir passé neuf années à la présidence, Yannick Schelker passe le témoin à Claude Luthi.

«Ces derniers mois, j’ai eu peu d’occasions d’assister à des rencontres. Avec mes horaires, c’est difficile. Et comme président, on doit être présent. Et puis après neuf années, j’ai aussi besoin de voir autre chose.» Au terme d’une saison où la première équipe, après une période de doute, est parvenue à se maintenir en 2e ligue, Yannick Schelker a décidé de passer la main. Une transmission tout en douceur, puisque son successeur pressenti, Claude Luthi, est un homme du sérail, qui dispose d’un bon réseau, et qui connaît bien le football pour l’avoir pratiqué, notamment au FC Grandson-Tuileries. Le futur président – son élection sera formalisée lors de l’assemblée générale l’automne prochain – a déjà rencontré le comité, dont une bonne demi-douzaine de membres ont décidé de poursuivre l’aventure avec lui.

«Cela s’est fait tout naturellement. Il n’y avait pas de pression. En février dernier, j’ai dit au comité que je n’irai pas au-delà de dix ans. C’était un peu ma date limite. Les choses, et l’engagement de Claude Luthi, ont fait que cette transition peut avoir lieu maintenant. C’est idéal», explique le président démissionnaire.

La rumeur annonçant l’arrivée de Claude Luthi courait depuis un certain temps. Il faut dire que ce dernier a assisté à pratiquement toutes les rencontres de la première équipe, dans laquelle joue l’un de ses proches. D’aucuns s’attendaient à une annonce lors du repas de soutien qui a eu lieu en mai. «C’est une question de calendrier. J’ai eu une longue discussion avec Claude peu avant le repas de soutien. Mais cela n’aurait pas été correct de l’annoncer avant qu’il puisse s’entretenir avec le comité. Nous avons ainsi pu prendre un certain nombre de décisions ensemble, notamment celle concernant l’engagement d’un nouvel entraîneur (voir encadré)», explique Yannick Schelker.

Le président sortant fera ainsi un pas en retrait – il reste très attaché à un club qui l’a adopté lorsqu’il s’est établi aux Tuileries – le samedi 15 juin, après «Graines de foot», le tournoi cantonal de fin de saison qui réunit des milliers de petits footballeurs sur plusieurs sites, notamment aux Tuileries-de-Grandson.

C’est un beau parcours, entamé à une période marquée par quelques remous, alors que la première équipe venait d’accéder à la 2e ligue. «On est un club formateur, on attire peu l’attention. D’ailleurs, on nous reproche parfois de manquer d’ambition. Nos entraîneurs font du bon travail. C’est l’essentiel!», lance Yannick Schelker.

Une nouvelle vie

L’une des raisons qui ont conduit le président à passer la main est un changement important intervenu dans sa vie professionnelle. Le quadragénaire, père de deux grands adolescents et époux de la députée Carole Schelker, a pu réaliser un rêve d’enfant en devenant mécanicien de locomotives. Cette profession lui impose des horaires souvent incompatibles avec la charge d’une société aussi dynamique que le FC Grandson-Tuileries.

Sportif dans l’âme, le président sortant s’est aussi essayé à une autre discipline, le triathlon. Il vient ainsi de participer au semi-Ironman de Rapperswil (SG), qui comportait 1,9 km de natation dans le lac de Zurich, 90 km de vélo avec un dénivelé positif de 1100 m, et un semi-marathon de 21,5 km.

«Grâce à mes horaires, j’ai du temps pour m’entraîner. Je ne rêve pas de grands résultats. J’ai eu un plaisir gigantesque. A l’arrivée, j’étais au bout du rouleau. Mais je me suis éclaté!»

 

 

Frédéric Mauron tiendra les rênes de la «première»

Le nouveau président Claude Luthi connaît bien le club, dont il a été un joueur actif. Ancien syndic de Grandson et assureur à la Vaudoise, il dispose d’un excellent réseau, fort utile lorsqu’il s’agit de faire vivre une société aussi importante. Cette présidence démarre avec l’arrivée de Frédéric Mauron – le papa de la talentueuse Sandrine – en tant qu’entraîneur de la première équipe. Il succède à Stephan Cornu.

Frédéric Mauron est lui aussi un homme du sérail, qui connaît bien la structure du FC Grandson-Tuileries, dont il a fait partie du comité sous la présidence de Florent Jutzeler, le prédécesseur de Yannick Schelker. On peut donc parier sur une transition en douceur à la tête d’un club qui privilégie un état d’esprit positif et une ambiance familiale, tout en réalisant un travail sérieux sur les plans technique et de la formation. D’ailleurs, tous les joueurs paient des cotisations et aucun n’est défrayé.

L’effectif de la première équipe va sans doute subir un rajeunissement, certains anciens ayant manifesté leur intention de lever le pied. La 2e ligue exige en effet des entraînements intenses.

Isidore Raposo