Logo

Alertés par leurs voisines, trois enfants échappent à un brasier

12 août 2019 | Edition N°2557

Un important feu de garage s’est déclaré samedi soir. Rapidement contrôlées, les flammes ont néanmoins atteint l’habitation, où se trouvaient trois garçons. Personne n’a été blessé.

«Mon petit-fils a déboulé dans ma maison en criant: grand-maman, il y a le feu! Il faut sortir!», raconte une habitante de Valeyres-sous-Ursins. Sans attendre, elle a alerté son époux et a embarqué son chat, peu enclin à quitter son foyer. Et c’est là, en fermant la porte de son domicile, qu’elle a réalisé l’ampleur des dégâts: le garage de la maison adjacente était en proie aux flammes, samedi soir. Et ce n’était pas le nid de n’importe quel voisin, mais celui de son fils et de sa belle-fille. «Ils étaient partis, mais trois de leurs quatre enfants étaient là, poursuit la grand-mère. Heureusement, deux fillettes qui jouaient en face ont remarqué la fumée et ont averti les garçons. Le plus grand a géré la situation de façon exemplaire.»

«Tout est allé très vite»

«Nous avons été alarmés à 17h53 pour un feu de garage. Mais quand nous sommes arrivés sur place, l’inflammation était totale», confie le commandant du Service de défense incendie et secours du Nord vaudois (SDIS), éric Stauffer. «Tout est allé très vite», confirme un villageois qui a vu la scène, avant de préciser que le bâtiment en question était principalement fait de bois. «Une voisine a eu la présence d’esprit et le courage de venir enlever la voiture qui se trouvait devant la maison. Quand elle a reculé, les flammes ont fait vrouf et, d’un coup, elles sont sorties contre elle, révèle la grand-maman. Ensuite, j’ai eu très peur car un des garçons est retourné dans la maison pour chercher les clés de son scooter tout neuf. Un gendarme lui courait après pour tenter de le retenir, mais mon petit-fils a réussi à sortir sans se blesser.»

Entraide villageoise

Rapidement sur place, les 17 pompiers, à bord de sept véhicules, ont contrôlé les flammes une quinzaine de minutes après leur arrivée. Néanmoins, leur intervention a duré bien plus longtemps, car cinq tonnes de granulés de bois se trouvaient dans le local en feu. «Notre priorité a été de protéger l’habitation qui se trouvait juste derrière le garage», note éric Stauffer.

A priori, seul le salon du domicile familial a été touché. «Par chance, ce ne sont que des dégâts matériels, tout ce qui comptait pour nous a été épargné, assure le propriétaire de la maison sinistrée. Tout le monde va bien, même notre chat! Par contre, on ne va pas pouvoir dormir ici ce soir (ndlr: samedi), on ira chez mes parents qui habitent juste derrière, car  leur maison n’a pas été touchée.»

Quant au syndic de Valeyres-sous-Ursins, Stéphane Henry, il s’est activé pour soutenir au mieux ses concitoyens. «Les pompiers et les gendarmes s’occupent de l’affaire. On ne peut pas interférer, on doit les laisser travailler. En revanche, ce que l’on peut faire, c’est aider ces gens (ndlr: les sinistrés) pour la suite, indique l’édile, qui a déjà vécu un incendie, lorsque la ferme de ses parents a été réduite en cendres, détruisant ainsi une grande partie de ses souvenirs d’enfance. Comme ils annoncent de la pluie, j’ai regardé pour que la famille puisse sauver ses biens. J’ai demandé à un paysan d’amener son char pour charger leurs affaires et les mettre à l’abri un moment.» Et le syndic d’ajouter: «Les gens se sont immédiatement sentis concernés et sont venus proposer leur aide. C’est vrai qu’on a de la chance, car dans le village, il y a une bonne entraide.»

Une enquête est en cours pour déterminer les causes de l’incident.

Christelle Maillard