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Un compleanno à l’accent suisso-italien

26 septembre 2018 | Edition N°2339

La section Pro Ticino Yverdon-les-Bains et environs fête son jubilé cette année. L’association a été fondée en 1968 pour permettre aux Tessinois venus chercher du travail dans la région de se retrouver pour former une communauté, qui est encore active aujourd’hui et qui se réunit toujours au Ritrovo, un lieu de rencontre construit par ses membres.

En 1968, de nombreux Tessinois quittent leur canton et leur famille pour aller chercher du travail en Suisse romande. Maçons, tailleurs de pierre, peintres et architectes trouvent un métier dans le Nord vaudois, mais gardent une certaine nostalgie pour leur terre natale. L’entrepreneur Enrico Alberti, aidé par des amis, se met en tête de rassembler les ouvriers pour former une communauté dans la région. Petit à petit, ils bâtissent un lieu de rencontre au bord du lac, à Yverdon-les-Bains, qu’ils baptisent le Ritrovo, et fondent la section locale de Pro Ticino. Cinquante ans plus tard, l’association célèbre son jubilé et sa communauté est toujours active, malgré un changement de siège.

«Le Ritrovo a dû être démoli par la Ville pour permettre l’aménagement des Rives du lac, avant l’Expo.02, rappelle Florian Alberti, fils de l’un des fondateurs de l’association et président depuis 22 ans. Mais avec le soutien de nos membres, nous avons pu acheter un local entre Thièle et Mujon, que nous avons agrandi, rénové et inauguré en 2003.»

Bon nombre d’activités ont animé la vie des Tessinois établis dans la région au fil des années: concerts de la Choralina – un chœur composé d’enfants des membres –, sorties au refuge de la Dénériaz, à Sainte-Croix, castagnate – événement populaire au Tessin dédié aux châtaignes –, et le risotto, qui a réuni les amateurs de ce plat typique du canton du sud de la Suisse.

Un char qui bloque le cortège

Et s’il ne fallait retenir qu’un moment? «En 2003, nous avions participé au cortège de l’Abbaye. Le  char que nous avions construit était un peu trop surdimensionné et nous sommes restés bloqués pendant le défilé, qui a dû être interrompu pendant trois quarts d’heure. Je crois que les règles sur les dimensions sont plus exigeantes à cause de nous aujourd’hui», sourit Florian Alberti, la tête pleine de souvenirs.

Celui qui est originaire du Val Colla, près de Lugano, envisage l’avenir de sa société locale avec sérénité. «De nouveaux membres nous ont rejoints. Environ nonante familles font partie de l’association, qui est désormais aussiouverte, tout comme le Ritrovo, aux personnes qui n’ont pas vécu au Tessin, mais qui ont une certaine affinité avec ce canton.»

Gianluca Agosta