Une chapelle désacralisée
8 juillet 2025 | Texte: I. ro | Photo: Duperrex-AEdition N°3973
La chapelle Saint-Georges a accueilli sa dernière messe.
Une page de l’histoire des catholiques de la région s’est tournée dimanche dernier. En effet, la communauté italienne a participé à la messe concélébrée par son chapelain Théotime Gatete et l’abbé Philippe Baudet, curé modérateur de l’Unité pastorale Chasseron-Lac. Au terme de la célébration, le lieu de culte a été officiellement désacralisé.
L’émotion était perceptible dimanche matin à la chapelle Saint-Georges, située au cœur d’un écrin de verdure à la rue du Curtil-Maillet. Les membres de la communauté italienne locale, et des anciens délégués de la FEDEC (Fédération des ecclésiastique catholique), s’y sont retrouvés pour une ultime célébration. La chapelle et les bâtiments voisins vont laisser place à un projet dont on peut d’ores et déjà dire qu’il bénéficiera à la communauté, au sens large, (lire ci-contre).
A la Maison-Rouge
Dernier prêtre attitré de la communauté italienne nord-vaudoise, l’abbé Théotime Gatete va poursuivre son ministère à Renens. C’est dire que ses paroissiens ont pris congé avec émotion de ce prêtre souriant, mais qu’ils auront sans doute l’occasion de retrouver de temps à autre.
Les missions étrangères se retrouveront donc toutes dans le nouveau Centre catholique du Nord vaudois (CCNV).
Reconnaissance
La célébration solennelle de dimanche dernier a permis aux célébrants, mais aussi aux participants, de manifester leur reconnaissance. En effet, cette chapelle inaugurée en 1967 a accueilli de nombreuses cérémonies, baptêmes, mariages, communions.
La lecture par l’abbé Baudet du décret de désacralisation signé par l’évêque Charles Morerod l’automne dernier, après consultation des organes compétents de l’Église, a été un moment très fort. Les objets de culte ont été retirés, la lumière du tabernacle éteinte et l’abbé Théotime a soufflé la flamme du cierge pascal.
«Si l’église disparaît, l’Église, cette Église-là ne disparaît pas», a résumé l’abbé Baudet.