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Une nouvelle paire de mains pour booster Jaquet SA

29 avril 2019 | Edition N°2486

Adans Fernandez Garcia a repris les rênes de la plus vieille société industrielle de Suisse romande, en début d’année.

«Tu vois, là, ce n’est pas le nouveau logo», lance le président directeur général de Jaquet SA, Charles Rossier, en pointant du doigt l’une des machines de chantier que la société vallorbière met en location. «Oui, il faudra qu’on uniformise nos visuels», reconnaît le chef d’entreprise Adans Fernandez Garcia. Pour les deux responsables, chaque petite visite des locaux est l’occasion de parler business. Il faut dire qu’ils ont du pain sur la planche. Depuis qu’il a repris la direction de la société spécialisée dans l’acier et la construction, en janvier dernier, Adans Fernandez Garcia n’a eu de cesse d’apporter un vent de fraîcheur au sein de Jaquet SA, qui fête ses 344 ans. «Pouvoir diriger et représenter la plus ancienne entreprise de Suisse romande, ce n’est pas rien», souligne-t-il.

Vers le 100% sans papier

L’objectif qu’il s’est fixé est à la hauteur de la réputation de l’entreprise: «Mon plus grand challenge sera de réorganiser la société pour la digitaliser et la faire passer à l’ère numérique, explique Adans Fernandez Garcia, qui compte opérer ces transformations dans les douze à seize mois à venir. On est dans une période de changement et nous voulons, ces deux ou trois prochaines années, orienter l’entreprise sur les services à valeur ajoutée pour ensuite nous focaliser sur l’innovation.» Et Charles Rossier de préciser: «On va et on veut rester leaders. Pour cela, on doit être à la page pour se maintenir dans la course, car on a un actionnariat suisse, alors que la majorité des industries sont entre les mains de multinationales ou de capitaux étrangers.»

Parmi les changements prévus, l’Espagnol d’origine souhaite mettre l’accent sur deux secteurs: la vente et location de machines de chantier ainsi que d’autres nouveaux produits. «On veut pouvoir proposer un accompagnement personnalisé de chaque projet à nos clients, détaille Adans Fernandez Garcia. Pour nos activités liées au métal, on aimerait améliorer le service à la livraison pour qu’elle soit encore plus rapide. Et en parallèle, on vise le 100% sans papier d’ici deux ans. On sait exactement où on veut aller, après il faudra voir si le marché nous suivra.»

Christelle Maillard