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Luc Lenoir : «Redonner un peu de vie à Thierrens»

12 octobre 2016 | Edition N°1847

Football – 2e inter – L’entraîneur nord-vaudois a repris l’équipe du Jorat il y a un mois. Pour la sauver.

A Thierrens, Luc Lenoir retrouve une ambiance qu’il affectionne. ©Michel Duperrex

A Thierrens, Luc Lenoir retrouve une ambiance qu’il affectionne.

Que se passe-t-il au FC Thierrens? Pourtant connu pour être un club à l’esprit si fort, c’est comme si une bonne partie de ce qui fait sa particularité s’était envolée après l’incroyable saison 2014-2015, et une impensable 3e place en 2e inter, pour ne revenir que très ponctuellement. La formation joratoise, sauvée in extremis lors du dernier exercice, n’est pas guérie. Battue chez elle 2-0 par un des cancres de la division, Farvagny-Ogoz, samedi dernier, elle est actuellement11e de son groupe, sentant le souffle des trois relégables dans sa nuque. Le onze thierranais cumule les déceptions -il a déjà été vaincu à trois reprises au Marais, terrain autrefois réputé imprenable-, entrecoupées de quelques trop rares sursauts (trois victoires en neuf sorties).

La valse des entraîneurs, depuis le départ de Patrick Müller à l’été 2015, témoigne des difficultés rencontrées,des interrogations. Arrivé il y a un mois, Luc Lenoir est le dernier nommé. «J’avais eu l’opportunité de reprendre l’équipe après Müller, mais ce n’était pas le bon moment», se souvient le Ransignolet de 48 ans, qui sortait d’une saison de 2e ligue éprouvante avec FC Chavornay Sports, dans le village de son enfance, où il a fait ses gammes de footballeur. «En plus, je me rends toujours plus souvent en montagne,et ça me prend du temps. Honnêtement, si ce n’avait pas été Thierrens, je n’aurais pas accepté le poste.»

L’assureur, qui travaille à Orbe,fait les trajets trois fois par semaine, sans compter le match du week-end. Il est un homme bien occupé : il a la particularité de toujours faire partie du comité du FC Bavois, club au sein duquel il a passé le plus clair de sa carrière de joueur et où il a débuté comme entraîneur. «Thierrens ressemble beaucoup à Bavois dans l’esprit», glisse celui qui essaie «de redonner un peu de vie» à sa nouvelle équipe : «Les gars ont besoin de rire un peu.»

Compte tenu de la situation, reprendre le FCT est osé. «Je sais qu’il y a du potentiel», tranche l’entraîneur,tout en admettant que le maintien à moyen terme dans cette catégorie sera compliqué. «Il y a trois ou quatre anciens, des piliers, qu’il faudra remplacer prochainement. Ce ne sera pas facile, surtout à Thierrens, où les joueurs ne touchent rien. Mais j’y crois, sans quoi je ne serais pas là. Le nouveau terrain sera prêt au printemps. J’espère que ça redonnera une dynamique», souligne celui qui fera le point avec le président Maurice Séchaud à Noël.

Depuis l’intronisation de Luc Lenoir, les Joratois ont gagné deux fois, puis perdu à deux reprises. En fin de semaine passée, le technicien espérait que ses hommes engrangent encore sept unités avant la trêve. Mais il avait tablé sur un succès face à Farvagny. Trois points qu’il faudra aller chercher ailleurs. Peut-être chez le coleader Portalban, ce samedi.

En quatre épisodes

Juin 2015 : Patrick Müller quitte Thierrens après deux saisons, dont la dernière terminée à la 3e place. Benoît Pythoud est nommé pour l’exercice 2015-2016.

Avril 2016 : Les choses ne collent pas. L’équipe est en difficultés et se sépare de Benoît Pythoud. «Monsieur crampons» de l’équipe de Suisse Jean-Benoît Schüpbach revient au Marais pour sauver les meubles, avant de filer en préparation pour l’Euro avec la Nati. «JB» est secondé par Guy Favre, lui aussi un ancien duFCT. Ce dernier dirige l’équipe pour le sprint final… épaulé par le «pigiste» Luc Lenoir, venu par amitié pour lui. Thierrens se sauve lors du dernier match de la saison.

Juin 2016 : Un duo, composé de GuyFavre et Cédric Martin, est choisi pour la saison suivante.

Mi-septembre 2016 : Le binôme n’a pas fonctionné, l’équipe peine (un succès en cinq matches) et Guy Favre claque la porte. Luc Lenoir, revenu depuis peu en tant qu’entraîneur des gardiens, le remplace.

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Manuel Gremion